Le chien libre

Le chien libre

Le chien libre

Un chien libre est un chien qui s’exprime, qui pendant au moins un temps dans sa journée, peut faire ce qu’il veut. Un chien libre comble ses besoins de chien, vide sa pile d’énergie et retourne dans son foyer comblé et fatigué.

Un chien libre accepte avec plus de facilités les contraintes humaines qui font son quotidien.

Comment supporter d’attendre, ne rien faire, marcher en laisse, répondre aux divers demandes, être calme s’il ne peut pas une fois dans sa journée être juste lui-même ?
Comment ne pas être tout le temps frustré et devenir explosif dans différents contextes si l’on est tout le temps prisonnier ?

Suivant le chien, le défi ne sera pas toujours égal et facile: chien de chasse, chien de refuge, chien avec un passé de chien errant, chien craintif, chien réactif…

La première étape est déjà de lui apprendre un mot clé signifiant l’action de revenir jusqu’à nous. Son nom seul n’est pas le mot clé du rappel. Le mot « au pied » ne peut pas être le mot de rappel s’il signifie également la marche au pied, ce n’est pas la même action.
Si le mot « viens » est de revenir jusqu’à nous, il est capital de l’obtenir à chaque fois. Pour l’obtenir à chaque fois, il ne faut pas lui demander 50 fois, je dirais même qu’il faut lui demander le moins possible. Le mot de rappel est un « mot biscuit », il doit toujours être suivi de quelque chose d’agréable et demandé avec une intonation positive.
Notre corps communique avec notre chien sans que nous en soyons conscients, n’hésitez pas à reculer en l’appelant ou à vous mettre sur le côté plutôt que droit comme i en face de lui.

La deuxième étape est  de lui apprendre à suivre nos déplacements sans avoir besoin de lui parler. C’est ce que l’on appelle le « suivi naturel ». Simple à renforcer chez le chiot qui le fait spontanément, cela peut demander du temps chez un chien adulte et de nature indépendante. Un chien qui surveille et suit nos déplacements demandera un minimum d’interventions verbales. Un cordon invisible nous reliera.

La troisième étape est de renforcer d’autres mots, alternatives au rappel : « attends » par exemple peut être très efficace parce que ce sera parfois plus facile pour le chien de nous attendre que de revenir jusqu’à nous.

La quatrième étape est de mettre en place un rappel d’urgence pour nous donner toutes les chances d’avoir un rappel dans des circonstances très stimulantes. Apprendre à son chien à nous chercher est une bonne sécurité pour les courses éperdues qui peuvent vite l’éloigner de nous.

Rappel au sifflet pour la belette et sa grande copine Orka.
Toutes les 2 ont un instinct  de chasse très développé.

Avoir un chien libre ne se résume pas à lui apprendre le mot « viens », le chien n’est pas un robot.

Suivant l’environnement, les stimulations, il aura plus ou moins du mal à revenir à notre rappel. Parce qu’il fera quelque chose de plus intéressant, parce qu’il ne nous entend pas, parce qu’il n’est pas certain des conséquences quand il reviendra vers nous ( punit parce qu’il n’est pas revenu assez vite, remit en laisse à chaque fois….), parce qu’il est en train de combler un besoin trop fort pour arrêter de le faire.
Travaillez en longe tant que vous n’êtes pas au point suivant les contextes. Il existe des longes de 10m dans le commerce ou vous pouvez en confectionner une plus longue en corde d’escalade. Évitez les enrouleurs : la tension permanente de la sangle lui indique trop facilement où vous êtes et ne l’incite pas à vous surveillez.

Quels sont les besoins de VOTRE chien ? Comment les combler pour que le rappel ne soit pas une frustration mais un immense plaisir ? Apprenez à récompenser votre chien en étant celui qui comble ses besoins.

Apprenez à vous faire confiance, apprenez à vous connaitre.

Commencez à travailler en longe pour mettre en place les bons réflexes, pour apprendre l’un et l’autre comment vous pouvez fonctionner, quelles sont les stimulations les plus fortes qui pourraient « parasiter » le rappel. Lancez vous des défis, pas à pas.

PS : ne lâchez pas votre chien dans un contexte dangereux pour sa vie ou celle des autres : voies de circulation proches, milieu urbain.

Enfin un petit rappel du code rural qui, sauf interdictions visibles (panneau ou mesures spéciales du maire de la commune) et hors chiens catégorises qui font l’objet de conditions particulières, n’interdit pas d’avoir son chien en liberté : 
« Article L211-23 Modifié par Loi n°2005-157 du 23 février 2005 – art. 125 JORF 24 février 2005 Modifié par Loi n°2005-157 du 23 février 2005 – art. 156 JORF 24 février 2005

Est considéré comme en état de divagation tout chien qui, en dehors d’une action de chasse ou de la garde ou de la protection du troupeau, n’est plus sous la surveillance effective de son maître, se trouve hors de portée de voix de celui-ci ou de tout instrument sonore permettant son rappel, ou qui est éloigné de son propriétaire ou de la personne qui en est responsable d’une distance dépassant cent mètres. Tout chien abandonné, livré à son seul instinct, est en état de divagation, sauf s’il participait à une action de chasse et qu’il est démontré que son propriétaire ne s’est pas abstenu de tout entreprendre pour le retrouver et le récupérer, y compris après la fin de l’action de chasse. Est considéré comme en état de divagation tout chat non identifié trouvé à plus de deux cents mètres des habitations ou tout chat trouvé à plus de mille mètres du domicile de son maître et qui n’est pas sous la surveillance immédiate de celui-ci, ainsi que tout chat dont le propriétaire n’est pas connu et qui est saisi sur la voie publique ou sur la propriété d’autrui. »
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071367&idArticle=LEGIARTI000006583071&dateTexte=&categorieLien=cid

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